Je ne sais pas sur quels critères on juge les qualités d’un roman policier mais si c’est sur le fait qu’on est obligé d’appeler une copine pour qu’elle vienne dormir à la maison parce qu’on a la trouille, eh bien on peut dire que c’est un polar plutôt efficace ! J’ai littéralement avalé ce dernier Thilliez en trois soirées : tant mieux pour la copine qui n’a pas été obligée de rester jusqu’à l’été ! J’ai été en effet littéralement cueillie par ce thriller psychologique très bien ficelé, à l’intrigue complexe et à la construction impeccable. L’histoire est bien menée avec des explications claires permettant de bien comprendre l’évolution de l’enquête et le souci constant de la part de l’auteur de faire des petits récap’ pour être sûr que le lecteur suive bien. J’ai apprécié.
Thilliez nous embarque ici au coeur de la forêt de La Grande Chartreuse, dans un site secret-défense ultra-protégé : Longepin, où travaillent des militaires et des chercheurs en neurosciences. Le lieu est certes magnifique mais on n’y fait pas ce qu’on veut, c’est le moins que l’on puisse dire. Sibylle s’y installe avec son compagnon, Erwann, docteur en neurosciences, qui a eu la chance d’être retenu pour travailler avec les meilleurs spécialistes dans ce lieu à la pointe de la recherche. Une super promo quoi !
Nous suivons parallèlement deux lieutenants de police de la PJ de Grenoble, Vic et Vadim, lancés sur une enquête plutôt sordide dont je ne vous dirai rien …
On retrouve les thèmes chers à Thilliez : la frontière mouvante entre rêve et réalité, conscience et inconscience, les questionnements sur l’identité et la mémoire...
« L’autre moi » est un polar totalement addictif qui nous plonge dans un monde hyper-oppressant et totalement effrayant. Le suspense terrible garantit au lecteur un endormissement tardif, un rythme cardiaque soutenu et des lendemains vaseux. Bref, un vrai page-turner qu’on ne lâche pas…
Vous êtes prêts? Alors… bienvenue à Longepin !
★★★★★
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