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samedi 2 mai 2026

Spécimen de Pauline Clavière

Éditions Grasset
★☆☆☆☆

 Et vlan, je suis bien tombée dans le panneau : la radio, la presse, les réseaux sociaux en font des éloges dithyrambiques, Olivia de Lamberterie le porte aux nues, dans les couloirs du métro de larges affiches en vantent les mérites et Maxime Chattam (comme si Maxime Chattam était une garantie!) déclare sur le bandeau que c’est « du grand art ». Waouh, quel engouement ! Et moi, la bleue, la grosse bécasse, je cours chez le libraire tellement j’ai peur de passer à côté du livre du siècle ! Bref, j’ai perdu 24 euros et je prends la peine d’écrire vite fait cette chronique pour que vous ne tombiez pas dans le même piège que moi. En tout cas, bravo à l’éditeur pour son travail de com., il est réussi !

Maintenant, parlons littérature.

Que dire de ce livre ? C’est clairement un mauvais roman dont je n’ai pas grand-chose à dire. Deux mots quand même pour me justifier : il n’a pas de style (ce n’est pas le seul vous me direz!), oui mais quand même. Ni style, ni originalité dans la forme ni où que ce soit d’ailleurs. Chaque page sonne comme du remplissage au bulldozer tellement c’est répétitif. Cela entraîne donc des longueurs et des longueurs qui n’apportent rien et n’aboutissent à rien sinon rendre le livre artificiellement plus épais (et donc plus cher!) Il faut lire dix chapitres pour avoir un mince élément d’information. Rien de mieux pour tuer le rythme ! Les personnages n’ont aucun relief. Ils sont complètement stéréotypés et ne produisent aucune émotion. D’ailleurs, ce livre n’est pas habité, c’est un livre sans âme, sans nécessité. Le sujet -la pédocriminalité-, grave s’il en est, est traité de façon extrêmement superficielle avec quantité de lieux communs : du déjà vu, déjà lu, déjà entendu. Ce livre n’apporte rien de nouveau sur le sujet. C’est juste une perte de temps et d’argent.

Bref, fuyez !


 

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