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mardi 26 mai 2026

Les derniers jours de l'apesanteur de Fabrice Caro

 Éditions Gallimard Sygne
 ★★★★★

 Oh la petite madeleine que voilà ! Avoir le bac dans les années 80 ( pour moi en 84 précisément, eh oui ma bonne dame !) La plupart des jeunes bookstagrameurs.euses qui me lisent n’étaient même pas nés, tiens ! Alors, évidemment, ce roman me parle, comme on dit ! Sans sombrer dans la nostalgie, écoutez voir, mes petits chéris, ce qu’était ce monde antédiluvien fait de cassettes audio qu’on achetait vierges et qu’on enregistrait nous-mêmes (ça y est, j’ai déjà perdu les trois quarts de mes lecteurs et la moitié de mes abonnés.ées là), le walkman, les slows langoureux, les plans foireux, les flippers (j’adorais ça!), les vieilles mobylettes trafiquées et les téléphones fixes dans la salle à manger tandis que papa et maman regardaient « Champs-Élysées ». Et comme bande-son : Supertramp, Clash, Téléphone, tout respire les années 80 ici et sans jamais tomber dans le « c’était mieux avant ».

Ce qui est assez génial, c’est la manière dont Fabrice Caro restitue l’adolescence : cette période où la moindre tension entre copains devient un drame absolu, celle où t’as le bac dans trois mois mais où ton plus gros problème reste surtout de savoir si Cathy Mourier va te reparler un jour. Rater une soirée ? C’est la mort sociale. Et chaque regard échangé dans la cour du lycée peut être interprété comme un signe du destin ! Le livre est bourré de scènes hilarantes, de dialogues et de situations absurdes et de moments de gêne jubilatoires. Fabrice Caro transforme le quotidien banal d’un jeune lycéen en machine à souvenirs ultra efficace.

Ces « Derniers jours d’apesanteur », derniers moments avant que la réalité débarque pour de bon et que les études supérieures puis la vie professionnelle mettent tout le monde dans le rang, sont traversés par une douce mélancolie, celle du jamais plus dix-huit ans...

Bref, voici un roman drôle, vivant, tendre, qui parle autant aux anciens ados des années 80 qu’à ceux d’aujourd’hui. Un vrai shot de nostalgie et d’humour absurde à la Fabrice Caro.

J’ai adoré.



 

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