Merveilleux livre qui m’a fait vivre une après-midi entière dans un petit village du sud de l’Italie : Polignano a Mare... Comme j’étais bien là-bas ! Quelle douceur de vivre… Vraiment, lisez ce texte délicieux et laissez-vous aller… Je parie qu’il sera votre roman de l’été !
C'était ma première rencontre avec l'univers de Philippe Fusaro et « Solo tu » m'a séduite et bouleversée.
Dès les premières pages, on quitte les nuits romaines du mythique Piper Club pour suivre Gianni, dandy fatigué, vieux beau, un brin ringard, qui fréquente la même boîte de nuit depuis des lustres et qu’on ne regarde plus malgré ses costumes impeccables. Il boit beaucoup, rentre en titubant au petit matin. Il a ses secrets, ses peines.
Ce début de roman m’a fait penser au magnifique texte de Gianfranco Calligarich : « Le Dernier été en ville ». Même atmosphère mélancolique...
Une nuit, il rencontre la femme d’un bassiste punk qui se produit dans la boîte : elle s’appelle Carmela. Ne vous attendez pas à une folle histoire d’amour ! C'est précisément ce qui m'a séduite dans ce roman : Philippe Fusaro raconte plutôt les amitiés qui réparent, les familles que l'on choisit, les secondes chances qui arrivent sans prévenir.
Il parle aussi de l’Italie ! Alors là, quel bonheur : on sent la chaleur blanche des Pouilles, on imagine la mer turquoise, les baignades, les cafés qui s'éternisent, les petites places de village, les livres (il est question d’une merveilleuse librairie et d’un libraire adorable), les chansons italiennes en fond sonore. Tout respire la douceur, la délicatesse mais cela ne signifie pas que tout le monde nage dans un bonheur absolu car il est question aussi de nostalgie, du temps qui passe, de la perte…
L'écriture est fluide, musicale, poétique. « Solo tu » est un roman que je qualifierais de « livre-bonbon » : gourmand, tendre, réconfortant, plein d'humanité, mais avec cette légère pointe de mélancolie qui lui évite d'être trop sucré.
Maintenant, j’ai juste une furieuse envie de réserver un billet pour Polignano a Mare! Qui vient avec moi ?
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