Je viens de vivre une expérience incroyable, hors du temps, hors de l’espace qui m’entoure : je suis morte, harassée, exténuée, vidée, claquée… La rentrée scolaire ? Même pas. La lecture du dernier roman de Pierrick Bailly. Mais là, franchement, c’est une expérience incroyable à vivre, quelque chose de complètement fou. Je ne vivais plus parmi les miens, je vivais complètement avec les personnages de l’histoire. Entièrement, pleinement, corps et âme avec eux. Parce que ces personnages, ils sont terribles, si forts, presque magiques. Et Pierrick Bailly est un génie, le génie du récit : il raconte, il vous harponne, vous attrape, vous cueille. Ses sortilèges vous aspirent. Pire que les sirènes ! Vous êtes pris dans ses filets. Captif, pieds et poings liés. Vous pouvez toujours vous débattre, impossible de vous échapper. Il est le conteur le plus génial qui soit. Il s’empare de vous, de votre vie, de vos occupations et il y met ses mots, ses lieux, ses inventions. Vous êtes littéralement sous emprise. C’est ça, j’étais sous emprise, j’avais perdu ma liberté. Et c’était passionnant. Seuls m’intéressaient les mots de ses personnages, leurs phrases, leurs silences, leurs récits, leurs histoires qui m’enveloppaient totalement. Quel roman extraordinaire, terrible, fou, inoubliable ! Quel conteur ce Pierrick Bailly, quel talent… Il me faut redescendre sur terre maintenant… Tristesse...
Allez-y, vous verrez, ça commence gentiment, ça n’a l’air de rien et clac, vous êtes pris et et et…
Immense mais immense bonheur de lecture…
(Je ne vous ai volontairement rien dit du livre… Ne lisez RIEN sur l’intrigue avant, gardez le plaisir pour vous.)
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